CHAPITRE PREMIER

Il me faut d’abord présenter l’illustre famille des Hampton. En effet, il est indispensable que le lecteur soit, une fois pour toutes, pénétré de l’idée que les Hampton ont toujours été des gens extrêmement puissants et extrêmement riches. Un coup d’œil dans le Burke ou le Debrett suffirait d’ailleurs à l’en convaincre ; mais il est parfois malaisé de se procurer ces ouvrages considérables. Quant aux œuvres de Boy Dougdale, beau-frère de Lord Montdore, qui traitent ce même sujet, elles sont pratiquement épuisées. Snob parfait, mais écrivain médiocre, Boy Dougdale commit en effet trois études consacrées aux ancêtres de sa femme. Mais aucune ne se peut acquérir, sinon d’occasion, grâce aux bons offices d’un libraire spécialiste. (Le libraire met une annonce dans le journal de sa corporation, The Clique, « Suis acq. tous ouvrages H. Dougdale ». Il est bientôt submergé d’exemplaires à un shilling et peut informer fièrement son client qu’après des heures de recherches fiévreuses chez les bouquinistes il a réussi à « découvrir le rarissime ouvrage » et qu’il est en mesure de céder les trois volumes pour le prix dérisoire de trente shillings.)

Georgiana Lady Montdore et son entourage, Les puissants Montdore et Vieilles chroniques de Hampton : j’ai ces trois livres sur ma table de travail à l’instant où j’écris. Le premier paragraphe du premier d’entre eux débute ainsi :

« Par une belle matinée de mai, deux jeunes femmes, l’une brune, l’autre blonde, et jolies toutes deux, roulaient à vive allure vers le petit village de Kensington. Georgiana, comtesse de Montdore, et sa grande amie Walburga, duchesse de Paddington, composaient le plus ravissant des tableaux, tandis qu’elles discutaient avec animation la brûlante question du jour : fallait-il ou ne fallait-il pas participer à la souscription destinée à offrir un cadeau d’adieu à cette pauvre, chère princesse Lieven ? »

Avec sa gracieuse permission, le livre est dédié à S.A.R. la grande-duchesse Pierre de Russie et comprend huit illustrations pleine page.

Je dois ajouter que cette redoutable trilogie, lorsqu’elle fut publiée, connut un brillant succès auprès des abonnés des bibliothèques circulantes.

 

« Les Hampton appartiennent à une très vieille famille de l’Ouest de l’Angleterre ; Fuller lui-même, dans ses « Notabilités », lui reconnaît une stupéfiante ancienneté. »

Dans cette course aux ascendances, Burke accorde aux Hampton quelques quartiers de plus que Debrett, mais tous deux se perdent dans les brumes du moyen âge, pour en extraire des séries d’ancêtres dont les noms rappellent étrangement ceux des personnages de Wodehouse – Ug, Bert et Thred – et dont les destinées s’apparentent à celles des héros de Walter Scott. « Sa Seigneurie fut condamnée, décapitée, suppliciée, bannie, exilée, arrachée à sa prison par une populace en folie, massacrée à la bataille de Crécy, naufragée avec le White Ship, atteinte de la peste pendant la troisième croisade, tuée en duel. » Il y avait peu de morts naturelles, en ces temps lointains !

Burke et Debrett s’étendent tous deux, avec une complaisance marquée, sur les merveilleuses particularités de cette famille, préservée de toute alliance féminine équivoque. Aucun de ces ignobles ouvrages qui foisonnèrent au cours du XIXe siècle et qui, sous prétexte de recherche scientifique, s’appliquèrent à tourner la noblesse en ridicule, ne réussit à ternir cette généalogie immaculée. De grands barons aux cheveux blonds, tous nés des œuvres de leurs parents légitimes et tous étonnamment ressemblants, se succédèrent à Hampton, sur une terre qui ne fut jamais achetée ni vendue, jusqu’à ce jour de l’année 1770 où le Lord Hampton de l’époque ramena, d’une visite à Versailles, une fiancée française, Mlle de Montdore.

Le fils qui leur naquit avait les yeux noirs, le teint mat et, tout porte à le croire, les cheveux châtains sous la poudre dont on usait alors et que les portraits qui nous restent de lui reproduisent fidèlement. Cette noirceur de pupille et de peau demeura un cas unique ; ce fils épousa une héritière du Derbyshire aux tresses dorées, et les Hampton retrouvèrent les couleurs bleu et or de la famille, auxquelles ils doivent une part de leur notoriété présente. Ce descendant de la Française montra une intelligence singulière et un goût passionné pour le monde ; il se mêla de politique et composa un recueil d’aphorismes. Du Régent, qui le prit en amitié sa vie durant, il obtint, entre autres faveurs, un titre de comte. La famille de sa mère ayant entièrement péri pendant la Terreur, il décida d’en relever le nom en y adjoignant son titre.

Extrêmement riche, il dépensait énormément. Son goût pour l’art français le conduisit à rassembler, au cours des années qui suivirent la Révolution, une magnifique collection d’objets anciens, dont une partie provenait des manufactures royales et le reste avait été arraché au mobilier de l’hôtel Montdore, rue de Varenne. Désireux de créer un cadre convenable à ces trésors sans prix, il résolut de faire démolir la grande maison basse que son grand-père avait édifiée à Hampton sur les plans d’Adam, et de transporter en Angleterre, pierre à pierre – selon l’habitude que l’on prête aujourd’hui aux millionnaires américains – un château français de style gothique, qu’il fit reconstruire autour d’un gigantesque donjon de son invention. Les murs intérieurs furent boisés à la française ou tendus de soies précieuses ; le château fut cerné d’un paysage classique qu’il avait dessiné et dont il assura lui-même la plantation. L’ensemble était énorme, parfaitement insensé et déjà démodé dans cette période de l’entre-deux-guerres où se place mon récit. « C’est assurément magnifique, disaient les visiteurs, mais, franchement, je n’aimerais pas y vivre. »

Ce même Lord Montdore construisit encore l’hôtel Montdore de Park Lane et un château perché à pic sur une montagne de l’Aberdeenshire.

Il était, à n’en pas douter, l’esprit le plus original et le plus intéressant que la race des Montdore eût jamais produit ; il sut néanmoins maintenir les traditions d’autorité de la famille. Feuilletez l’Histoire de l’Angleterre : vous y trouverez, à chaque page, un solide Hampton, puissant et respecté, dont l’influence rayonnait sur l’Ouest du pays et dont les avis étaient écoutés à Londres.

Le père de mon amie Polly Hampton continuait dignement cette tradition. S’il avait plu aux dieux d’engendrer un Anglais, il eût été celui-là : toutes les caractéristiques du gentilhomme britannique étaient en lui à ce point accomplies qu’il fournissait, par son existence même, leur meilleur argument aux tenants d’un gouvernement aristocratique. On s’accordait à reconnaître que, s’il y avait eu plus d’hommes comme lui en Angleterre, le pays eût fait l’économie du désordre présent, et les socialistes eux-mêmes lui tiraient leur chapeau, d’autant plus volontiers qu’il était seul de son espèce et qu’il prenait de l’âge. Érudit, chrétien, gentleman, le plus fin fusil des Iles Britanniques, le plus beau vice-roi que l’Angleterre eût jamais délégué aux Indes, populaire sur ses terres, pilier du parti conservateur : bref, un admirable vieux Monsieur qui jamais, en aucune circonstance, ne se permit la moindre vulgarité.

Ma cousine Linda et moi, petites filles irrévérentes et légères, pensions que Lord Montdore était un charmant fumiste et que la seule personne vraiment importante dans la maison était Lady Montdore.

Quant à celle-ci, il ne s’offrait pas de méchancetés ou de mesquineries qu’elle ne les commît aussitôt. Souverainement impopulaire, elle était aussi haïe que son mari était aimé, au point que, s’il arrivait à Lord Montdore de faire un geste qui ne fût pas tout à fait digne de lui ou de sa réputation, c’est à sa femme qu’on imputait aussitôt la faute. « Naturellement, c’est elle qui l’a poussé. » Voire… Pour ma part, je me suis souvent demandé si, sans le harcèlement incessant auquel le soumettait son épouse, sans cette sorte de génie de la ruse et de l’intrigue où elle excellait et qui le contraignait, bien malgré lui, à agir, si, en un mot, sans le secours de ces forces haïssables que sont un cœur sec, une ambition sans frein et une énergie sans bornes, Lord Montdore eût jamais rien accompli ici-bas qui méritât d’être noté.

Cette théorie, je le sais, n’est pas communément admise. Je sais aussi qu’à l’époque où j’appris à le connaître, après son retour des Indes, Lord Montdore était âgé déjà, épuisé, et qu’il avait abandonné la lutte. On m’assure qu’autrefois, lorsqu’il était encore dans la force de l’âge, il avait réussi non seulement à soumettre à sa loi les destinées d’un peuple, mais encore les vulgarités de son épouse. Avouerai-je que j’en doute ? Il y avait en Lord Montdore une incapacité, un manque d’efficience qui ne devaient rien au poids des ans. Il était bel homme, certes, mais d’une beauté stérile comme celle d’une femme dénuée de sex-appeal ; et cet admirable vieux Monsieur, qui siégeait ponctuellement à la Chambre des Lords, assistait aux séances du Conseil Privé, présidait maints comités et figurait périodiquement au tableau d’honneur des distinctions royales, aurait aussi bien pu être un vieux bonhomme de carton-pâte.

Lady Montdore, elle, éclatait de vie. Elle était une demoiselle Perrotte, fille jolie d’un petit seigneur campagnard de peu de moyens et de notoriété moindre encore. Son mariage avec Lord Montdore était donc inespéré. Avec le temps, lorsque sa frénésie mondaine et son incroyable vulgarité furent devenues proverbiales au point de passer à la légende, on inclina à penser qu’elle n’était pas née, sinon peut-être outre-Atlantique ; mais c’était là une grave erreur. Miss Perrotte appartenait à une bonne famille et il n’y avait rien eu à redire à son éducation : elle était une « lady » au sens exact du terme. En l’absence donc de circonstances atténuantes, son comportement devenait sans excuses.

Il n’y a pas à douter que les années, loin d’estomper cette vulgarité latente, y ajoutèrent un surcroît de virulence. Son mari, en tout cas, sembla toujours ignorer ce travers, et leur mariage fut une réussite. Lady Montdore eut tôt fait de le lancer dans la vie publique, dont il goûta les avantages sans avoir à en supporter les ennuis, entouré qu’il était d’une horde de secrétaires de haute compétence, choisis par Lady Montdore. Encore qu’il prétendît mépriser cette vie sociale qui faisait les délices de Lady Montdore, il s’en accommoda fort bien, donnant libre cours à ses talents de brillant causeur et acceptant comme un hommage mérité l’adulation et les éloges de son entourage.

« N’est-ce pas que Lord Montdore est merveilleux ? Sonia, bien sûr, n’amuse plus personne ! Mais lui, qu’il est brillant ! Quel amour ! je l’adore ! »

Le charme seul de Lord Montdore nous attire dans cette maison – prétendaient volontiers ses invités ; mais c’était un gros mensonge, car l’animation et la gaieté des « parties » organisées par Lady Montdore ne devaient rien à son mari et, pour haïssable que celle-ci pût se révéler en tant d’autres domaines, du moins recevait-elle à la perfection.

Bref, ils étaient heureux ensemble et remarquablement bien assortis. Des années durant, leur ménage connut pourtant une grave contrariété : ils n’avaient pas d’enfant. Lord Montdore, qui désirait naturellement un héritier – et aussi pour d’autres raisons sentimentales – en était assez affecté. Lady Montdore, par contre, en souffrait passionnément. Elle aussi désirait un héritier, mais avant tout l’idée d’un échec lui était intolérable et elle ne supportait pas la contrariété. Elle aspirait à concentrer sur un enfant ce surplus d’énergie qui n’était pas absorbé par l’agitation du monde ou la carrière de son époux. Mariés depuis près de vingt ans, ils avaient l’un et l’autre abandonné l’espoir d’avoir un fils lorsque Lady Montdore commença soudain à éprouver quelques malaises inhabituels. Elle n’y prit pas garde et continua de mener une vie normale. C’est deux mois à peine avant terme qu’elle s’avisa de son état. Lady Montdore était assez intelligente pour éviter le ridicule propre à de telles mésaventures : elle prétendit donc avoir, à dessein, gardé le secret de sa grossesse, en sorte qu’au lieu d’en faire des gorges chaudes chacun s’extasia sur son adresse : « Cette Sonia ! Quelle femme prodigieuse ! »

Je tiens ces détails de mon oncle Davey Warbeck qui, ayant pratiqué, si j’ose dire, et non sans quelque plaisir, semble-t-il, la plupart des maladies citées au petit dictionnaire médical, était mieux placé que quiconque pour apprécier ces choses.

À sa naissance, l’enfant tant attendu se trouva être une fille, mais ses parents n’en conçurent aucun chagrin. On peut présumer d’ailleurs que, Sonia n’ayant pas atteint la quarantaine quand Polly vint au monde, les Montdore ne crurent pas impossible d’avoir d’autres enfants et que, lorsqu’ils comprirent la vanité de cet espoir, leur fille leur était devenue si chère qu’ils ne l’eussent, pour rien au monde, souhaitée différente. Naturellement, ils auraient aimé avoir un garçon, mais à la condition que cet heureux événement ne diminuât en rien leur bonheur présent. Polly était leur idole, la prunelle de leurs yeux et le centre du monde.

Polly Hampton était belle, d’une beauté singulière qui marquait toute sa personne et retenait exclusivement l’attention ; d’une beauté immuable que rien, ni la mode, ni l’âge ou les circonstances, ni même la maladie, ne parvenait à altérer. Souffrante ou lasse, elle apparaissait seulement plus fragile, mais non pas jaune ou fanée ou, si peu que ce fût, amoindrie. Elle était née belle et jamais, aussi longtemps que je la connus, elle ne perdit une ombre de cette beauté qui, bien au contraire, devint plus éclatante avec les ans. La beauté de Polly et l’importance de sa famille sont des éléments essentiels à ce récit. Mais, alors que les faits et gestes des Montdore sont relatés partout et aisément contrôlables, il serait décevant sans doute de rechercher dans la collection du Tatler une bonne photographie de Polly. Bien sûr, sa silhouette, son ossature sont là, et les traits marquants de son visage, à la beauté desquels les hideux chapeaux de l’époque et les poses démodées sont incapables de rien ôter. Mais la beauté est plus qu’une affaire de charpente, après tout, car les os appartiennent à la mort et demeurent éternellement semblables, tandis que la beauté est chose vivante ; la beauté appartient à la chair, elle est faite de ces ombres bleues sur la blancheur du teint, de ces cheveux qui retombent comme des plumes dorées sur un front pur ; la beauté, c’est le mouvement gracieux, c’est le sourire et, plus encore, c’est le regard d’une femme belle.

Le regard de Polly évoquait un éclair bleu, le plus bleu et le plus soudain des éclairs ; ses yeux étaient semblables à deux pierres de lune, d’un bleu opaque, dont il était impossible de croire qu’ils servissent à quoi que ce fût, sinon à répandre une sorte de charme sur tous ceux, gens ou choses, qui recevaient leur éclat.

On comprend que ses parents l’aient adorée. Lady Montdore elle-même, qui eût été la plus impitoyable des mères pour une fille laide ou un garçon excentrique et capricieux, n’éprouva aucune peine à se montrer parfaite envers une fille qui était manifestement destinée à lui faire honneur dans le monde et à couronner toutes ses ambitions ; à les couronner, peut-être, au sens littéral du mot. Polly, de toute évidence, devait se marier magnifiquement – Lady Montdore ne l’avait-elle pas pressenti en lui donnant le prénom de Léopoldina ? Et le choix de ce nom de consonance royale, avec un parfum de Cobourg, ne s’avérerait-il pas judicieux ? Cette mère adorante ne rêvait-elle pas, en secret, d’une cathédrale, d’un autel, d’un archevêque, d’une voix prononçant les paroles saintes : « Moi, Albert – Edward – Christian – George – Andrew – Patrick – David, je te prends, Léopoldina, pour épouse » ? Ce rêve n’avait rien d’insensé. Mais, d’un autre côté, quoi de plus typiquement anglais, de plus simple et direct que « Polly » ?

Dès notre plus tendre enfance, ma cousine Linda Radlett et moi étions souvent requises d’aller jouer avec Polly, car, ainsi qu’il arrive souvent aux parents d’un enfant unique, les Montdore redoutaient fort que leur fille ne se sentît solitaire. Ma mère adoptive, tante Emily, éprouvait à mon égard une inquiétude semblable et ne m’eût, pour rien au monde, demandé de passer mes vacances en sa seule compagnie. Hampton Park n’est pas éloigné d’Alconleigh, où habitait Linda ; Polly et elle, sensiblement du même âge, semblaient naturellement vouées à devenir de grandes amies. Pour je ne sais quelle raison, elles n’éprouvèrent cependant que peu de sympathie l’une pour l’autre. Quant à Lady Montdore, elle détestait Linda et, dès que celle-ci fut en âge d’ouvrir la bouche dans un salon, déclara qu’elle n’était pas « comme il faut ».

Je vois encore Linda, dans l’immense salle à manger de Hampton Park (cette salle à manger où j’ai moi-même été, à plus d’une reprise, si terrifiée que son odeur particulière, une odeur laissée par un siècle de nourritures raffinées, de vins capiteux, de cigares de luxe et de femmes du monde, reste vivante en moi, comme l’odeur du sang chez un animal) ; je puis encore entendre la voix pointue de Linda – la voix des Radlett : « Dis donc, est-ce que tu as eu des vers, toi, Polly ? Moi, j’en ai eu, tu sais. Tu n’as pas idée comme ils sont remuants ! Alors, grâce au ciel, le docteur Simpson est venu et me les a enlevés. Ce vieux docteur Simp, tu le connais, hein ? C’est un chou, je l’ai toujours adoré ! Alors, tu comprends… »

C’était plus que Lady Montdore n’en pouvait supporter, et Linda ne fut plus jamais invitée à Hampton Park. Pour ma part, j’allais y séjourner une semaine ou deux pendant les vacances, en me rendant à Alconleigh ou au retour, sans qu’on se fût jamais enquis de savoir si j’en éprouvais quelque plaisir. Par sa mère, mon père était allié à Lord Montdore. J’étais d’ailleurs une petite fille très bien élevée et je crois que Lady Montdore m’aimait assez ; elle estimait, en tout cas, que j’étais « comme il faut » – expression qui lui était chère et qu’elle employait à tout bout de champ – puisque j’y fus même invitée pendant un trimestre scolaire pour y travailler avec Polly. Lorsque j’atteignis ma treizième année, les Montdore partirent gouverner les Indes et je ne gardai, de Hampton Park et de ses habitants, qu’un souvenir confus, mais toujours inquiétant.

L'amour dans un climat froid
titlepage.xhtml
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_000.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_001.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_002.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_003.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_004.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_005.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_006.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_007.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_008.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_009.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_010.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_011.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_012.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_013.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_014.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_015.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_016.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_017.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_018.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_019.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_020.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_021.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_022.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_023.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_024.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_025.html
Mitford,Nancy-L'amour dans un climat froid(1949).French.ebook.AlexandriZ_split_026.html